Forensique numérique
& preuve
Extraction de données mobiles, analyse d’ordinateurs, détection de compromission et constitution de la chaîne de preuve numérique
Une donnée numérique n’a de valeur probante que si elle a été captée, scellée et conservée selon une méthodologie rigoureuse. Notre expertise en forensique numérique intervient sur les téléphones, les ordinateurs et les supports numériques de nos mandants pour transformer la trace numérique en pièce exploitable, dans le cadre du Pôle Intelligence & Investigation Numérique d’UXAM.
L’informatique, les téléphones et les supports numériques sont aujourd’hui au cœur de la quasi-totalité des contentieux modernes : fraude, fuite d’information, infidélité, harcèlement, espionnage industriel, divorce contentieux ou pré-procédure pénale. Chaque action, chaque échange, chaque suppression laisse une trace technique.
Le Pôle Intelligence & Investigation Numérique d’UXAM met à la disposition de ses mandants une expertise complète en forensique numérique : extraction de données mobiles, analyse forensique d’ordinateurs, détection de compromission, récupération de fichiers effacés et constitution d’une chaîne de preuve recevable, déployée sur l’ensemble du réseau de plus de 20 agences UXAM agréées CNAPS.
Toutes nos interventions sont conduites sur des supports appartenant à nos mandants ou sur des sources publiquement accessibles, avec leur consentement explicite et dans le strict respect du cadre légal applicable aux agents de recherches privées.
Qu’est-ce que le forensique numérique ?
Le forensique numérique (digital forensics) regroupe l’ensemble des techniques permettant d’identifier, extraire, préserver, analyser et restituer des données numériques de manière à ce qu’elles puissent être présentées comme éléments de preuve.
Cette discipline repose sur deux dimensions complémentaires : la maîtrise technique des supports numériques (téléphones, ordinateurs, serveurs, supports de stockage, environnements cloud) et la rigueur procédurale qui garantit la valeur probante des éléments collectés.
La trace numérique survit souvent à l’utilisateur qui croit l’avoir effacée. Une donnée supprimée n’est rarement totalement détruite : elle reste accessible à des techniques d’analyse forensique tant qu’elle n’a pas été écrasée par une nouvelle écriture.
Une preuve numérique sans chaîne de conservation documentée est une preuve fragile, susceptible d’être contestée en audience. La valeur d’une investigation forensique réside autant dans la collecte que dans la méthodologie procédurale qui l’accompagne.
Pourquoi faire appel au forensique numérique ?
Le forensique numérique répond à un besoin précis : extraire la vérité technique d’un téléphone, d’un ordinateur ou d’un support numérique, et la rendre exploitable en juridiction. Il est particulièrement adapté lorsqu’il faut :
- extraire le contenu d’un téléphone (iOS ou Android) avant qu’il ne soit perdu ou modifié ;
- vérifier qu’un ordinateur n’est pas compromis (logiciel espion, accès distant non autorisé) ;
- récupérer des fichiers, messages ou photos effacés sur un support numérique ;
- identifier l’origine d’une fuite d’information au sein d’une entreprise ;
- authentifier un email, dater un document ou tracer son origine ;
- documenter un cyberharcèlement, une menace ou un chantage ;
- préparer une procédure civile, prud’homale, commerciale ou un dépôt de plainte ;
- réaliser un audit forensique préventif sur un terminal sensible.
Dans tous les cas, l’objectif est le même : produire des éléments techniquement irréfutables et juridiquement exploitables.
Comment se déroule une mission de forensique numérique ?
Chaque mission débute par un cadrage écrit définissant le périmètre (téléphone, ordinateur, support, environnement), les objectifs (extraction, détection, récupération, authentification) et les limites légales.
Le support est ensuite remis au pôle (en main propre ou par envoi sécurisé), ou l’intervention est conduite à distance lorsque la nature du dossier le permet (audit de compromission, vérification antimalware, sauvegarde sous contrôle).
Avant toute manipulation, une copie bit à bit (image forensique) du support est réalisée et scellée par hachage cryptographique SHA-256. Toutes les analyses se font ensuite sur cette image, jamais sur l’original : c’est la règle d’or du forensique numérique.
L’analyse à proprement parler peut combiner plusieurs techniques : extraction logique ou physique des données, examen des espaces non alloués, récupération de fichiers effacés, analyse de la mémoire vive, examen des journaux système et applicatifs, datation et corrélation des événements.
L’ensemble des opérations est documenté en temps réel dans un journal de mission qui constitue, avec les empreintes cryptographiques et les fichiers extraits, le dossier de preuve final.
Les principales expertises de forensique numérique
Le pôle couvre l’ensemble du périmètre du forensique numérique, depuis l’extraction de données mobiles jusqu’à l’analyse de réseau, en passant par la détection de logiciels espions et la récupération de données effacées.
Extraction et analyse de données de téléphones (iOS et Android)
L’extraction forensique d’un téléphone permet de récupérer messages (SMS, MMS, WhatsApp, Signal, Telegram, Messenger, iMessage), historiques d’appels, contacts, photos, vidéos, fichiers, données de géolocalisation, historiques de navigation, identifiants enregistrés, applications installées et métadonnées associées.
Selon le modèle et le niveau de chiffrement, l’extraction peut être logique (via les API du système), file system (système de fichiers complet) ou physique (image bit à bit). Une partie significative des données effacées peut souvent être récupérée dans les espaces non alloués.
Analyse forensique d’ordinateurs et de serveurs
Sur un ordinateur ou un serveur appartenant au mandant, le pôle peut conduire une analyse complète : récupération de fichiers supprimés, examen de l’historique de navigation, des fichiers téléchargés, des connexions USB et réseau, des sessions ouvertes, des comptes utilisateurs et de leurs activités, des logiciels installés et de leur usage.
L’analyse de la mémoire vive (RAM forensique) permet de capturer l’état complet d’un système à un instant donné : processus actifs, connexions ouvertes, identifiants en mémoire, clés de chiffrement.
Détection de compromission et de logiciels espions
L’analyse de compromission consiste à rechercher la présence d’un logiciel espion (stalkerware, spyware, RAT), d’un keylogger, d’une porte dérobée ou de tout autre outil d’accès non autorisé sur le matériel d’un mandant. Cette intervention est particulièrement demandée dans les contextes de conflit familial, harcèlement, espionnage industriel ou suspicion d’intrusion.
L’audit examine les processus en cours, les services installés, les démarrages automatiques, les communications réseau sortantes, les permissions accordées aux applications, les comptes liés et les indices de persistance.
Intervention à distance et audit de sécurité préventif
Lorsque le dossier le permet, certaines vérifications peuvent être conduites à distance, sous le contrôle et avec le consentement explicite du mandant. Cette modalité est utile pour :
- l’audit préventif de la sécurité d’un poste sensible (dirigeant, avocat, conseil juridique) ;
- la vérification rapide de la présence d’un logiciel espion sur un ordinateur familial ou professionnel ;
- la sauvegarde forensique d’un support avant intervention physique ;
- la collecte en urgence d’éléments volatils (état des sessions, processus en mémoire) lorsque le déplacement n’est pas possible.
Forensique des messageries et emails
L’expertise email permet de vérifier l’authenticité d’un message, d’analyser ses en-têtes techniques (DKIM, SPF, DMARC, IP d’origine, serveurs traversés), de détecter une falsification, une usurpation d’identité (spoofing) ou une compromission de la chaîne d’envoi.
Sur les messageries instantanées (WhatsApp, Signal, Telegram), l’extraction permet de reconstituer les conversations, identifier les correspondants, récupérer les messages supprimés et dater précisément chaque échange.
Récupération de données effacées
Une donnée effacée n’est presque jamais totalement détruite. Sur les disques durs, SSD, cartes mémoires, clés USB ou supports cloud du mandant, le pôle met en œuvre les techniques de récupération forensique permettant de remonter des fichiers supprimés, vidés de la corbeille, écrasés partiellement ou contenus dans les espaces non alloués.
Datation et authentification de documents numériques
L’analyse des métadonnées d’un fichier (date de création, modification, dernière ouverture, auteur, logiciel d’origine) permet de dater précisément un document, de détecter d’éventuelles altérations et d’authentifier sa provenance. Cette expertise est essentielle dans les contentieux où une partie produit des pièces dont l’authenticité ou la date sont contestées.
Captation et préservation de contenus en ligne
Au-delà du forensique sur supports physiques, le pôle réalise également la constatation forensique de contenus publiquement accessibles en ligne : publication, site internet, profil, annonce, marketplace. Captures haute définition, archivage des pages au format pérenne (PDF, WARC), hachage SHA-256 et journal d’intervention forment une chaîne de preuve recevable.
Les applications du forensique numérique
Contentieux civils, commerciaux et prud’homaux
Authentification de pièces produites par une partie adverse, datation contestée de documents, démonstration d’une fuite d’information, preuve d’une concurrence déloyale ou d’un débauchage organisé.
Investigations internes et conformité
Audit d’un ordinateur ou téléphone professionnel suite à un départ sensible, à une fuite supposée, à une suspicion de fraude interne ou de manquement aux obligations de confidentialité. Documentation exploitable dans le cadre d’une procédure disciplinaire ou d’une plainte.
Divorce et procédures familiales
Extraction d’éléments présents sur le téléphone ou l’ordinateur d’un mandant : messages, photos, historiques, géolocalisations, métadonnées. Détection d’un logiciel espion installé à son insu (cas fréquent dans les contextes de séparation conflictuelle).
Réponse à incident et compromission
Vérification post-incident d’un système suspecté d’avoir été piraté, identification du vecteur d’intrusion, mesure de l’étendue de la compromission, constitution d’un dossier exploitable auprès des forces de l’ordre ou des assureurs cyber.
Pré-procédure pénale et constitution de plainte
Préparation d’un dossier de preuves techniques à l’appui d’une plainte : cyberharcèlement, escroquerie en ligne, usurpation d’identité, atteinte aux systèmes de traitement automatisé de données (STAD), violation de secrets.
Les engagements déontologiques et techniques du pôle
Les missions de forensique numérique sont conduites dans le strict respect du cadre légal applicable aux agents de recherches privées (articles R631-1 et suivants du Code de la sécurité intérieure) et du RGPD. UXAM s’engage notamment à :
- n’intervenir que sur des supports appartenant au mandant ou pour lesquels il dispose d’un consentement explicite ;
- ne jamais accéder à un terminal informatique de tiers sans autorisation ou décision de justice ;
- conserver le support source intact et travailler exclusivement sur une image forensique scellée (SHA-256) ;
- documenter en temps réel chaque manipulation dans un journal de mission ;
- respecter le secret professionnel et préserver la confidentialité absolue des données du mandant ;
- traiter les données conformément au RGPD (intérêt légitime au sens de l’article 6.1.f).
Lorsque les enjeux le justifient, les constatations peuvent être complétées par l’intervention d’un commissaire de justice partenaire, conférant à la captation la qualité de pièce authentique au sens juridique. Pour les dossiers les plus techniques, le pôle travaille en lien avec des experts informatiques judiciaires inscrits près les cours d’appel.
« La trace numérique survit souvent à celui qui croit l’avoir effacée. Notre métier consiste à la retrouver, à la dater et à la rendre exploitable en justice. »
Les livrables d’une mission de forensique numérique
Selon les objectifs poursuivis, deux grandes familles de livrables peuvent répondre au besoin du mandant : la constatation factuelle d’éléments existants et l’investigation forensique analytique.
- un rapport de constatation factuelle : documentation d’éléments présents sur un support ou en ligne, sans démarche d’analyse ;
- un rapport d’investigation forensique détaillé restituant l’ensemble des opérations, des résultats et des éléments probants ;
- les fichiers extraits (messages, photos, documents) accompagnés de leurs empreintes cryptographiques ;
- le journal de mission documentant chaque manipulation effectuée ;
- une image forensique scellée du support analysé (en option) ;
- un procès-verbal de constat de commissaire de justice partenaire (en option, recommandé pour les dossiers à fort enjeu) ;
- une note de recevabilité juridique et des recommandations adaptées aux suites envisageables.
Chaque restitution est conçue pour être directement exploitable par le mandant, son conseil ou la juridiction saisie.
Forensique numérique, OSINT et analyse criminelle : quelles différences ?
L’OSINT et la SOCMINT exploitent des sources publiquement accessibles (registres, presse, réseaux sociaux). Le forensique numérique intervient quant à lui sur des supports techniques (téléphones, ordinateurs, serveurs) appartenant au mandant ou sur des contenus en ligne à constater de manière probante.
L’analyse criminelle intervient ensuite pour organiser, croiser et représenter les éléments recueillis par l’ensemble de ces techniques afin de construire une vision globale du dossier.
Ces quatre compétences fonctionnent de manière complémentaire au sein du Pôle Intelligence & Investigation Numérique d’UXAM.
Délais et modalités d’intervention
Une mission de forensique numérique peut être réalisée de manière autonome ou compléter une enquête plus large menée par une agence UXAM.
Selon la nature du support et la complexité du dossier, les délais peuvent varier de quelques jours pour une extraction ou une vérification ciblée à quelques semaines pour une analyse forensique approfondie ou un audit de compromission complet.
Les prestations sont réalisées sur devis préalable et peuvent être conduites sur l’ensemble du territoire national. Les supports à analyser sont acheminés par Chronopost sécurisé vers le site de traitement du pôle, puis restitués au mandant selon les mêmes modalités à l’issue de la mission. En cas d’urgence (compromission active, départ imminent d’un collaborateur sensible), une intervention rapide est possible sous 48 à 72 heures.
Démarrer une mission de forensique numérique
Vous souhaitez extraire le contenu d’un téléphone, vérifier qu’un ordinateur n’est pas compromis, récupérer des données effacées, authentifier un fichier ou constituer un dossier de preuves numériques en vue d’une procédure ?
Le Pôle Intelligence & Investigation Numérique d’UXAM met à votre disposition son expertise complète en forensique numérique. Toutes nos missions sont conduites sous secret professionnel et dans le respect du code de déontologie des agents de recherches privées agréés CNAPS.
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